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L’avis de vérification et le déroulement du contrôle
Une vérification de comptabilité ou un examen de la situation fiscale personnelle ne peut commencer sans l’envoi préalable d’un avis de vérification. Ce document doit préciser les années contrôlées et indiquer que le contribuable peut se faire assister par un conseil de son choix (art. L47 du LPF) ; la charte des droits et obligations du contribuable vérifié lui est remise.
Pendant le contrôle, le contribuable a droit à un débat oral et contradictoire avec le vérificateur. Préparer les rendez-vous, rassembler les pièces justificatives et répondre aux demandes dans les formes limite les rectifications à ce qui est réellement contestable.
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La proposition de rectification : trente jours pour répondre
À l’issue du contrôle, l’administration notifie les rehaussements envisagés dans une proposition de rectification motivée, qui expose les impositions, leurs motifs et les pénalités (art. L57 du LPF). Le contribuable dispose de trente jours pour présenter ses observations, délai qu’il peut faire prolonger de trente jours sur demande.
Ces observations sont décisives : c’est le moment de contester les faits retenus, l’analyse juridique du vérificateur et la régularité de la procédure. Les pénalités méritent un examen à part : la majoration de 40 % pour manquement délibéré ou de 80 % pour manœuvres frauduleuses (art. 1729 du CGI) suppose que l’administration en démontre les conditions.
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Les recours avant la mise en recouvrement
Si l’administration maintient tout ou partie des rectifications dans sa réponse aux observations du contribuable, plusieurs voies restent ouvertes avant que l’impôt soit mis en recouvrement : le recours hiérarchique auprès du supérieur du vérificateur, puis l’interlocuteur départemental, et, pour les désaccords portant sur des questions de fait, la saisine de la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d’affaires (art. L59 A du LPF).
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Le contentieux fiscal : réclamation, puis tribunal
Une fois l’impôt mis en recouvrement, la contestation passe obligatoirement par une réclamation contentieuse adressée au service des impôts (art. L190 du LPF). Elle peut être assortie d’une demande de sursis de paiement (art. L277 du LPF). En cas de rejet, le litige est porté devant le tribunal administratif pour les impôts directs et la TVA, ou devant le tribunal judiciaire pour les droits d’enregistrement et l’impôt sur la fortune immobilière.
Une irrégularité de procédure, comme un avis de vérification incomplet ou une proposition de rectification insuffisamment motivée, peut suffire à faire tomber l’imposition. Chaque dossier se lit donc sous deux angles : le fond du redressement et la régularité de la procédure suivie.